Critique – Annabelle

Annabelle  posterÉtats-Unis : 2014
Titre original : –
Réalisateur : John R. Leonetti
Scénario : Gary Dauberman
Acteurs : Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard
Distribution : Warner Bros. France
Durée : 1h38
Genre : horreur
Date de sortie : 08 octobre 2014

Note : 2/5

En 2013, Conjuring : les dossiers Warren venait apporter une bonne dose de flippe en salles, malgré un happy end et un opus très porté vers une possible franchise. Aujourd’hui le premier bébé de la licence arrive au cinéma, plus axé spin-off puisque se déroulant des années avant Conjuring, et se focalisant sur Annabelle, la fameuse poupée hantée aperçue l’année dernière.
Synopsis : John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

Annabelle
Poupée de chiffons
Sérieusement, qui aurait l’idée d’offrir une telle poupée à son enfant, au visage si sadique qu’elle ferait trembler même les parents. Et bien John ne s’est pas posée la question en offrant cette poupée à sa femme enceinte. En fait, ladite poupée est moche mais plutôt banale. Sauf qu’une nuit un couple satanique s’introduit chez nos héros et la femme va avoir la bonne idée de mourir la poupée en main, poupée qu’elle va alors hanter. Annabelle est suffisamment effrayante pour que le réalisateur se soit permis de longs plans fixes sur elle. Cependant la poupée ne bouge jamais : niveau flippe il y a mieux. Le scénario est prétexte à une histoire de fantôme plus classique mais surtout de démon essayant de s’introduire dans notre monde. D’ailleurs le démon, même s’il a peu d’intérêt dans un film d’horreur centré sur une poupée, est à l’origine de la meilleure scène d’épouvante du film (et de loin), depuis un ascenseur bloqué au sous-sol d’un immeuble. Vraiment bien pensé et efficace. Malheureusement c’est peu pour un métrage qui est une suite opportuniste et commerciale au phénomène Conjuring – on rappelle que le film est à ce jour le plus gros succès d’horreur en France. Très prévisible dans ses rebondissements, reléguant la poupée en porcelaine au second plan, certains effets « on va faire peur attention » sont même d’un kitsch… Quitte à sortir un film Annabelle il aurait mieux valu que ce soit directement en vidéo !
Annabelle

Les +
+ Une excellente scène d’épouvante dans un ascenseur
+ Introduction efficace
Les –
– Hyper prévisible
– La fameuse poupée Annabelle au second plan
– Ne fait pas très peur
– Digne d’un DTV
– La licence Conjuring rappelée sans cesse

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